Soins infirmiers

Les neuf interventions et traitements sur lesquels le personnel infirmier et les patients devraient s’interroger


Dernière mise à jour le 18 mai 2017

1

Ne pas insérer ou laisser en place une sonde urinaire à demeure sans évaluation quotidienne.

L’utilisation de sondes urinaires à demeure chez les patients hospitalisés est courante. Toutefois, elles peuvent entraîner des préjudices évitables comme une infection des voies urinaires, une septicémie et le délirium. Les lignes directrices recommandent une évaluation systématique des indications appropriées pour les sondes urinaires, dont l’obstruction urinaire aiguë, les maladies graves et les soins de fin de vie, ainsi que la réduction au minimum de leur durée d’utilisation. Il a été démontré que les stratégies conformes aux lignes directrices concernant l’utilisation inappropriée de sondes urinaires permettent de réduire le nombre d’infections associées aux soins de santé.

2

Ne pas conseiller l’autosurveillance de la glycémie entre les consultations médicales aux diabétiques de type 2 qui n’utilisent pas l’insuline, ni d’autres médicaments qui pourraient augmenter le risque d’hypoglycémie.

De nombreuses études montrent que, une fois que la valeur thérapeutique cible est atteinte, l’auto-surveillance de la glycémie est peu utile pour la maîtrise du taux glycémique pour la plupart des adultes atteints de diabète de type 2 et ne prenant pas d’insuline ni d’autres médicaments qui pourraient augmenter le risque d’hypoglycémie. L’autosurveillance de la glycémie peut être indiquée pendant une maladie aiguë, un changement de médicaments ou une grossesse, lorsque des antécédents de risque d’hypoglycémie sont présents (p. ex. l’utilisation d’une sulfonylurée) et lorsque la personne doit être suivie pour maintenir les cibles, des facteurs qui devraient faire partie de l’évaluation et de l’éducation du client.

3

Ne pas ajouter de literie supplémentaire (draps, alèses) sous les patients reposant sur des surfaces thérapeutiques.

Des épaisseurs supplémentaires de literie peuvent limiter les capacités d’absorption de la pression des surfaces thérapeutiques (comme les matelas ou les coussins thérapeutiques). Par conséquent, des épaisseurs supplémentaires de draps et d’alèses peuvent contribuer aux lésions cutanées et nuire à la guérison de plaies de pression existantes.

4

Ne pas administrer d’oxygène pour traiter une dyspnée non hypoxique.

On administre souvent de l’oxygène pour soulager l’essoufflement. Pourtant, l’apport d’oxygène ne procure aucun bienfait au patient essoufflé lorsqu’il n’est pas hypoxique. Il est démontré qu’un supplément d’air est aussi efficace qu’un apport d’oxygène dans ce cas.

5

Ne pas utiliser de façon systématique des produits d’incontinence (y compris les culottes ou serviettes d’incontinence) chez les personnes âgées.

Les produits d’incontinence pour adultes sont fréquemment utilisés chez les patients continents (surtout les femmes) à faible mobilité. Pourtant, la littérature associe leur utilisation à des résultats indésirables multiples, comme la perception d’une faible estime de soi et d’une qualité de vie réduite, des taux d’incidence élevés de dermatite, des plaies de pression et des infections des voies urinaires. Le personnel infirmier devrait procéder à une évaluation approfondie auprès des personnes âgées pour déterminer le risque de résultats indésirables avant d’utiliser des produits d’incontinence ou d’en poursuivre l’utilisation. L’élaboration d’un plan de soins lié à la continence devrait constituer un processus de prise de décisions concerté qui comprend les souhaits connus des clients entourant leurs besoins en matière de soins et les perspectives des aidants et de l’équipe de soins de santé.

6

Ne pas conseiller un tube d’alimentation pour les clients atteints de démence avancée sans assurer un processus de prise de décisions concerté qui comprend les souhaits connus des clients entourant leurs besoins futurs en matière de soins et les perspectives des aidants et de l’équipe de soins de santé.

L’alimentation par tube auprès des personnes âgées atteintes de démence avancée n’offre aucun bienfait par rapport à l’alimentation méthodique à la main en ce qui concerne les résultats de la pneumonie par aspiration et le prolongement de la vie. Alors que la nourriture est l’élément nutritif privilégié, des suppléments nutritionnels oraux peuvent s’avérer bénéfiques si l’intervention est conforme aux objectifs de soins connus de la personne. L’alimentation par tube peut contribuer à l’inconfort chez le client et donner lieu à de l’agitation, à l’utilisation de moyens de contention physiques et chimiques et à l’aggravation des plaies de pression.

7

Ne pas recommander des médicaments antipsychotiques comme premier choix pour traiter les symptômes de la démence.

Les personnes atteintes de démence présentent fréquemment des comportements réactifs, qui sont souvent perçus à tort pour de l’agressivité, de la résistance aux soins et d’autres comportements difficiles ou perturbateurs. Dans de tels cas, des médicaments antipsychotiques sont souvent prescrits, mais leurs avantages demeurent limités et ils peuvent causer des dommages graves, y compris la mort prématurée. L’utilisation de ces médicaments doit être limitée aux cas où les mesures non pharmacologiques ont échoué et où les patients représentent une menace imminente pour eux-mêmes ou d’autres personnes. Le fait de déterminer et de traiter les causes du changement de comportement peut rendre un traitement médicamenteux inutile. Si le personnel infirmier s’occupant d’un patient estime que le médicament ne s’avère pas l’intervention appropriée, il a la responsabilité de discuter de ses préoccupations avec le prescripteur.

8

Ne pas recommander d’antimicrobiens pour traiter la bactériurie chez les personnes âgées à moins d’être en présence de symptômes indicateurs d’infection urinaire.

Les signes et symptômes indicateurs d’une infection des voies urinaires sont la fréquence accrue, l’urgence, la douleur ou la sensation de brûlure à la miction, la douleur supra-pubienne, une douleur au flanc et la fièvre. Une urine foncée, d’aspect trouble ou malodorante pourrait ne pas indiquer une infection des voies urinaires, mais plutôt un apport en fluide inadéquat. Des études de cohortes n’ont révélé aucun effet indésirable associé à la bactériurie asymptomatique chez les personnes âgées. Non seulement le traitement antimicrobien de la bactériurie asymptomatique chez les personnes âgées ne montre aucun avantage, mais il fait augmenter les effets antimicrobiens indésirables. Des critères de consensus ont été définis pour caractériser les symptômes cliniques particuliers qui, lorsqu’ils sont associés à une bactériurie, définissent l’infection urinaire. Les exceptions à ces critères comprennent le dépistage et le traitement de la bactériurie asymptomatique recommandés avant les procédures urologiques pour lesquelles des saignements des muqueuses sont prévus. Si le personnel infirmier s’occupant d’un patient estime que le médicament ne s’avère pas l’intervention appropriée, il a la responsabilité de discuter de ses préoccupations avec le prescripteur.

9

Ne pas recommander d’emblée des antidépresseurs comme intervention de première intention pour traiter les symptômes dépressifs légers chez les adultes.

Les antidépresseurs ont un meilleur taux de réponse dans les cas de dépression modérée ou grave. Pour les patients présentant des symptômes légers, une évaluation complète, une surveillance et un soutien continus, des interventions psychosociales et la modification des habitudes de vie devraient être envisagés en premier recours. Ces interventions permettraient d’éviter les effets secondaires des médicaments et d’établir des facteurs étiologiques qui pourraient être importants dans l’évaluation et la prise en charge futures. Les antidépresseurs peuvent être appropriés pour les patients atteints de dépression légère persistante qui ont des antécédents de dépression plus grave ou chez qui les autres interventions ont échoué. Si le personnel infirmier s’occupant d’un patient estime que le médicament ne s’avère pas l’intervention appropriée, il a la responsabilité de discuter de ses préoccupations avec le prescripteur.


Comment cette liste a-t-elle été créée?

L’Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC) a établi cette liste « Choisir avec soin » à l’intention du personnel infirmier en rassemblant un groupe de travail composé de 12 infirmières et infirmiers de diverses spécialités infirmières de tout le Canada représentant une vaste gamme de régions géographiques, de milieux de pratiques et d’expérience. Le groupe de travail a commencé par envisager sa liste potentielle en examinant des recommandations existantes, dont les listes des sociétés de spécialité participant au projet « Choisir avec soin » et la liste de l’American Academy of Nursing (AAN), qui ont déjà été soumises à un processus d’examen rigoureux des données. Par ailleurs, les membres ont formulé des recommandations sur de nouveaux éléments fondés sur des données. Le groupe de travail a évalué 195 éléments pertinents à la pratique infirmière au moyen d’un processus structuré élaboré aux fins de ce projet. Deux évaluateurs indépendants ont évalué chacun de ces éléments (171 éléments relatifs à la médecine « Choisir avec soin », 15 éléments de l’AAN « Choisir avec soin » et neuf éléments soumis de façon indépendante). Au moyen d’un processus Delphi pour les deux rondes de révision suivantes, le groupe a raffiné et adapté les 36 éléments jusqu’à l’atteinte d’un consensus sur une liste finale de neuf éléments. Un examen de la littérature a été mené pour confirmer les données de ces éléments, et la recherche infirmière à l’appui a été ajouté lorsqu’approprié. Par la suite, la liste finale a été soumise à une consultation exhaustive, à laquelle des experts de la profession infirmière en sécurité des patients, divers membres du Réseau canadien des spécialités en soins infirmiers, des membres de l’AIIC et de ses organismes membres, ainsi que des défenseurs des intérêts des patients ont apporté leur contribution. En novembre 2016, la liste du personnel infirmier « Choisir avec soin » a été présentée au conseil d’administration de l’AIIC, qui a confirmé sans hésitation son soutien et son approbation.


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