Plus d’un million d’examens et de traitements médicaux potentiellement non nécessaires sont effectués tous les ans au Canada

Un nouveau rapport révèle que jusqu’à 30% de certains examens, certains traitements et certaines interventions effectués au Canada pourraient ne pas être nécessaires. Les examens et les traitements superflus épuisent les ressources du système de santé, allongent les temps d’attente pour ceux qui ont besoin de soins et entraînent des risques de préjudice.

Le rapport Les soins non nécessaires au Canada, diffusé par l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) et la campagne nationale Choisir avec soin, mesure la portée des soins non nécessaires associés   à 8 examens et interventions pratiqués à l’échelle du système de santé. Dirigée par une équipe de médecins, la campagne canadienne Choisir avec soin repose sur un partenariat avec des associations nationales de spécialistes. Elle a pour objectif de formuler, à partir de données probantes, des recommandations sur les examens, les traitements et les interventions non nécessaires et qui ne présentent aucun avantage sur le plan clinique. À ce jour, la campagne nationale Choisir avec soin a diffusé plus de 200 recommandations en la matière.

Le rapport présente aussi des exemples de réussite qui illustrent comment des organismes nationaux, des établissements et des cliniciens de partout au pays ont tiré parti de ces recommandations pour définir et réduire les soins non nécessaires.

Voici quelques points saillants du rapport :

  1. En Ontario et en Alberta, le tiers des patients qui se sont rendus au service d’urgence en raison d’un traumatisme crânien mineur et qui présentaient un risque faible ont passé une TDM de la tête, en dépit d’une recommandation de la campagne Choisir avec soin selon laquelle de tels examens sont superflus, voire préjudiciables.
  2. Au Canada, une personne âgée sur 10 utilise de la benzodiazépine de façon régulière dans le cadre d’un traitement contre l’insomnie, l’agitation ou le Or, certaines recommandations de la campagne Choisir avec soin font état de préjudices associés à l’utilisation à long terme de ces médicaments.